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Tome second.
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DE LA CONSOMMATION DES RICHESSES. 200

rets qu’on entend mal, parce qu’on les suit plus long-temps , sans remords et sans ménagement. Si Louis XIVavait cru ne satisfaire que sa vanité par son faste , etson ambition par ses conquêtes , il était honnêtehomme, il aurait pu se les reprocher enfin et y mettreun terme , s arrêter du moins pour son propre intérêt;mais il s imaginait fermement qu’il se rendait par sesprofusions utile a ses états , et par conséquent à lui-meme, et il ne s arrêta qu’au moment où il tombadans la misère et l’humiliation (1).

(i) Quand Voltaire dit, en parlant des bâlimens fastueuxde Louis XIV, que ces bâlimens n’ont point été à charge àl’état, et qu’ils ont servi à faire circuler l’argent dans leroyaume, il prouve seulement que ces matières étaient étran-gères à nos plus grands génies. A r oltaire ne voit que les som-mes d argent dans celte opération ; et l'argent ne fesant pointen effet partie des revenus ni des consommations annuelles ,quand on ne voit que cette denrée , on ne voit point de pertedans les plus grandes profusions. Mais qu’on y fasse atten-tion : il résulterait de ceLte manière d’envisager les choses ,qu’il n’y a rien de consommé dans un pays pendant le coursd’une année ; car la masse de son numéraire est, à la fin del’année, à peu près la même qu’au commencement. L’histo-rien aurait dû songer au contraire que les goo millions dpnotre monnaie, dépensés par Louis XIV pour le seul châteaude Versailles, étaient originairement des produits pénible-ment créés par l’industrie des Français , et leur appartenant ;changés par eux en argent pour le payement de leurs con-tributions; troques ensuite contre des matériaux, des pein-