PE r.,v COK-SOM.WA.TION. «ES RICHESSES. 2 3 qment (i) étant une partie importante des consomma-tions de la nation ? puisqu’elles s’élèvent quelquefoisau sixième, au cinquième, et même au quart des con-sommations totales (a), il en résulte que le systèmeéconomique embrassé par le gouvernement, exerce
(1) J appelle Gouvernement les chefs des divers pouvoirs,quelle que soit la forme du gouvernement. C’est à tort qu’onn’applique ce nom qu’aux chefs du pouvoir exécutif : on gou-verne en donnant des lois, comme en les fesant exécuter.
(2) Quoiqu’une nation puisse consommer au-delà de sonrevenu, ce n est probablement pas le cas de l’Angleterre,puisque son opulence a évidemment augmenté jusqu’à ce jour.Ses consommations vont donc , au plus , au niveau de ses re-venus. Le revenu total de la Grande-Bretagne , en i 799, estestimé au plus baut par Henry Beeke à 218 millions sterling,en y comprenant pour 100 millions de revenus industriels;supposons que les consommations totales de l’AngleterreS élèvent à cette somme. Or, pendant la même année ^799 »son gouvernement a dépensé, suivant l’état présenté au par-lement par M. Pitt, 5 g, 38 g, ao2 livres sterling ; ce qui fait plusdu quart des consommations totales ; et encore les dépensesfaites par les mains du gouvernement central ne comprennentpas la totalité des dépenses publiques, puisqu’elles ne com-prennent pas les dépenses communales, etc. On n’a aucunedonnée certaine sur le revenu et les consommations totales dela France; mais il est probable que ses consommations publi-ques vont au cinquième, si ce n’est au quart de son revenutotal, et par conséquent de ses consommations totales , ensupposant encore que celles-ci s’élèvent aussi haut que sesrevenus.