» admirable dans sa dépense et fit valoir ses domaines» avec sagesse, avec attention , avec économie. On» voit dans ses capitulaires la source pure et sacrée» d’où il tira ses richesses. Je ne dirai qu’un mot: il» ordonnait qu’on vendit les œufs des basse-cours» de ses domaines et les herbes inutiles de ses jar-» dins (i) ».
Le prince Eugène, qu’on aurait tort de ne considé-rer que comme un grand homme de guerre , et quimontra la plus haute capacité dans les administrationscomme dans les négociations dont il fut chargé, con-seillait à l’empereur Charles VI de suivre les conseilsdes négocions dans l’administration de ses finances (a).
Les ministres qui ont gouverné les finances de.France avec le plus de succès, Suger, abbé de Saint-Denis ,1e cardinal d’Ainboise, Sully, Colbert, Necker,ont tous été guidés par le même principe. Tous onttrouvé dans l’économie exacte d’un simple particulier,les moyens de soutenir de grandes résolutions. L abbéde Saint-Denis subvint aux frais de la seconde croisade( entreprise que je suis loin d’approuver, mais quiexigeait de puissantes ressources ) ; d’Amboise prépara
(1) Espr. des Lois , Liv. XXXI, ch. 18.
(2) Voyez scs Mémoires, page 187. On les lui a contestés,comme on a contesté au cardinal de Richelieu son Testamentpolitique. Si ces hommes 11’avaient pas fait ces écrits , q ul au ~rait pu les faire ? des hommes aussi capables qu’eu* ; suppo-sition encore plus invraisemblable.