Band 
Tome second.
Seite
248
JPEG-Download
 

248 LIVRE III, CHAPITRE 6.

Quelquefois le public possède des établissemensindustriels productifs, comme en France la manufac-ture de porcelaine de Sèvres, celle de tapisseries desGobelins, les salines de la Lorraine et du Jura, etc.Lorsque ces ètablissemens rapportent plus qu’ils necoûtent, ce qui est fort rare, alors ils fournissent unepartie des revenus de la société, loin de devoir passerpour être une de ses charges.

Des Dépenses relatives à VAdministration civileet judiciaire.

Les frais d administration civile ou judiciaire con-sistent soit dans le traitement des magistrats , soitdans la dépense de représentation qu’on suppose né-cessaire pour l’accomplissement de leurs fonctions.Quand même la représentation, ou une partie de lareprésentation, est payée par le magistrat, elle n’enretombe pas moins à la charge du public, puisqu’ilfaut bien que dans ce cas le traitement du magistratsoit proportionné à la somptuosité qu’on exige dé lui.Ceci s’applique à tous les fonctionnaires publics, de-puis le prince jusqu’à l’huissier. Un peuple qui ne saitrespecter son prince que lorsqu’il est entouré de faste,de dorures, de gardes, de chevaux, de tout ce qu’ily a de plus dispendieux , paye en conséquence. Iléconomisé au contraire, quand il accorde son respectà la simplicité plutôt qu’à l’étalage, et quand il obéitaux lois sans appareil. C’est ce qui rendait singuhè-