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Tome second.
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1>E LA CONSOMMATION DES RICHESSES.

Le public ne consomme guère que ce que nousavons appelé des produits immatériels , c’cst-a-dire,des produits aussitôt détruits qu’ils sont créés, ou si1 on veut des services rendus, soit par des hommes,soit par des choses (i).

Les services personnels sont ceux de tous les fonc-tionnaires publics civils, judiciaires, militaires, reli-gieux. Les services rendus par les choses sont ceuxdes fonds de terre ou des capitaux. La navigation desrivieies et des mers, l’usage des routes, des terrainscommunaux, sont des services rendus par des fondsde terre qui sont une propriété du public, ou dont il aseulement la jouissance. Lorsqu’il s’y trouve ajoutéesdes valeurs capitales, comme des édifices, des ponts ,des ports, des chaussées, des digues, des canaux,alois le public consomme, outre le service ou la rentedu fonds, le service ou l’intérêt d’un capital.

«l’Économie ne peut renfermer un traité d'administration ; demême qu’en parlant des procédés des manufactures, je n'aipu donner un traité des arts et métiers. Ces ouvrages restentà faire.

(l) Celte règle n’est point générale. Les distributions de bléque les empereurs romains fesaient au peuple, étaient desproduits matériels. Les denrées qui sont achetées pour l’en-tretien des hôpitaux, des prisons, sont du même genre.Les feux d’artifices tirés dans les solennités pour l’amusementdu peuple sont des produits matériels consommés pour sonplaisir.