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LIVRE III, CHAPITRE G.
ceux de représentation, et enfin sur ceux qu'exigentles institutions et les étahlissemens publics. Ainsi dansun pays despotique, où le prince dispose des biensde ses sujets, lui seul réglant son traitement,c’est-à-dire, ce qu il consomme de deniers publics pour sonutilité personnelle, ses plaisirs, l’entretien de sa mai-son, ce traitement peut être fixé plus haut que dansles pays où il est débattu entre les représentans duprince et ceux des contribuables.
Le traitement des magistrats subalternes dépendégalement soit de leur influence particulière, soit dusystème général du gouvernement.
Les services qu’ils rendent sont chers ou bon mar-ché, non-seulement en proportion de ce qu’ils coû-tent, mais encore selon que les fonctions sont moinsbien ou mieux remplies. Un service mal rendu estcher quoique fort peu payé ; il est cher s il est peunécessaire. Il en est de cela comme d un meuble quine remplit pas bien l’usage auquel il est destine, oudont on n’avait pas besoin , et qui embarrasse plutôtqu’il ne sert. Telles étaient, sous l’ancienne monar-chie , les charges de grand-amiral, de grand-maître,de grand-échanson, de grand-veneur, et une fouled’autres, qui ne servaient pas même à relever l’éclatde la couronne, et dont plusieurs n’étaient que desmoyens pour répandre des gratifications et des fa-veurs.
Par la même raison, lorsque l’on complique les