PE LA CONSOMMATION DES MCIIESSES. (i) 2 5lressorts de l’administration, on fait payer au peupledes services qui ne sont pas indispensables pour lemaintien de 1 ordre public ; c’est une façon inutiledonnée à un produit qui n ’en vaut pas mieux pourcela, et qui communément en vaut moins (i). Sousun mauvais gouvernement qui ne peut soutenir sesempietemens , ses injustices, ses exactions , qu’aumoyen de nombreux satellites, d’un espionnage actifet de prisons multipliées, ces prisons, ces espions, cessoldats coûtent au peuple, qui certes n’en est pasplus heureux.
Par la raison contraire , un service public peutn’ctre pas cher quoiqu’il soit généreusement payé. Siun faible salaire est perdu en totalité quand il est.donné à un homme incapable de remplir son emploi;si les pertes que cause son impéritie vont même beau-coup au-delà de son salaire, les services que rend unhomme recommandable par ses connaissances et sonjugement, sont un riche équivalent qu’il donne enéchangé du sien; les pertes dont il préserve l’état,ou les avantages qu’il lui procure, excèdent bientôtla recompense qu il en reçoit, quelque libérale qu’onla suppose.
(i) Je pourrais citer une ville de France'très-doucement,très-paternellement administrée avant 1789 pour mille écus, etqui sous le gouvernement impérial payait trente mille francspar an pour sa seule administration municipale, qui ne la
protégeait pas du tout.