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Tome second.
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DE LA CONSOMMATION DES KICHESSES. 200

Malgré toutes les précautions qu’on peut prendre(excepté dans le petit nombre de cas que j’ai cites),le public ni le prince ne peuvent jamais être ni sibien servis, ni a si bon marché que les particuliers.Les agens de 1 administration ne sauraient être sur-veillés par leurs supérieurs avec le même soin que lesagens des particuliers, et les supérieurs eux-mêmesne sont pas si directement intéressés à leur bonneconduite. Il est si facile d ailleurs aux inférieurs d enimposer à un chef qui, obligé d’étendre au loin soninspection , ne peut donner à chaque objet qu’unefort petite dose d attention ; à un chef souvent bienplus sensible aux prévenances qui flattent sa vanité ,qu’aux soins que réclame le bien public ! Quant auprince et au peuple qui sont les plus intéressés à labonne administration, puisqu’elle affermit le pouvoirde 1 un et le bonheur de l’autre, une surveillance effi-cace et soutenue leur ,est presque impossible à exer-cer. Il faut nécessairement qu’ils s’en rapportent àleurs agens dans le plus grand nombre des cas , etqu’ils soient trompés quand on est intéressé à lestromper ; ce qui arrive fréquemment.

« Les services publics ne sont jamais mieux exé-» eûtes, dit Smith, que lorsque la récompense est

verneraent., les prêtres molinistes refusèrent les fonctions deleur ministère aux jansénistes , sous pré'.exte qu’il valaitmieux obéir à Dieu qui s’exprimait par l’organe du pape ,qu’au roi.