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Tome second.
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I

T>E LA CONSOMMATION DES RICHESSES. 2t>7

le prince a consacré aux cérémonies d’usage et à sesplaisirs le temps qu’ils réclament, il ne lui en restepas beaucoup pour s’occuper de ses affaires ; aussivont-elles fort mal. Le roi de Prusse Frédéric II, aucontraire, en distribuant bien son temps et en le rem-plissant bien, avait trouve le moyen de faire beaucouppar lui-meme. Il a plus vécu que d’autres, morts plusâges, et il a élevé son pays au rang d’une puissancedu premier ordre. Sans doute §es autres qualitésétaient necessaires pour cela ; mais ses autres qua-lités n auraient pas suffi sans un bon emploi de sontemps.

Des dépenses relatives à l’Armée.

Lorsque le commerce , les manufactures et les artsse sont répandus chez un peuple , et que ses produitsse sont par conséquent multipliés, chaque citoyen nepeut, sans de graves inconvéniens, être arrache auxemplois productifs devenus nécessaires à l’existencede la société, pour être employé à la défense de l’état.I.e cultivateur est forcé de travailler non-seulementpour se nourrir avec sa famille, mais pour nourrird’autres familles qui sont, ou propriétaires des terreset en partagent les produits, ou manufacturières etcommerçantes , et lui fournissent des denrées dontlui-même ne peut plus se passer. Il faut, en consé-quence, qu’il cultive une plus grande étendue deterres ; qu’il varie ses cultures, qu’il soigne un plus

n.