I)E LA CONSOMMATION DES RICHESSES. %5c)
d'une partie de leurs revenus, que par celui de leurrepos et de leur vie. Les capitalistes partagent lesgoûts, les besoins et l’opinion des propriétaires fon-ciers.
De ces intérêts divers il résulte que chacun sacrifieune portion de son revenu, quelle qu’en soit la sour-ce , pour mettre le prince ou la république en étatde salarier des soldats dont tout le métier est de gar-der le pays , de le de fendre contre les agressions desautres puissances, et trop souvent d’être les instru-mens des passions et de la tyrannie de leurs chefs.
La guerre, devenue un métier, participe commetous les autres arts aux progrès qui résultent de ladivision du travail : elle met à contribution toutesles connaissances humaines. On ne peut y exceller,soit comme général , soit comme ingénieur , soitcomme officier, soit même comme soldat, sans uneinstruction quelquefois fort longue et sans un exer-cice constant. Toute nation qui suivrait un différentsystème, éprouverait le désavantage d’un art impar-fait , mis en opposition avec un art perfectionné.C’est ce qu’on a vu dans toutes les occasions où desarmées, qui n’avaient pour elles que la bravoure ontété opposées à des troupes expérimentées; celles-ciont presque toujours eu la prépondérance (tj. Les
(1) Je sais fort bien que lorsque les Suisses fondèrent leurliberté , les armées des ducs d’Autriche furent presque cous-