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Tome second.
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26 a LIVRE III, CHAPITRE 6.

tiers, Boreel, ambassadeur des Provinces-Unies, luiremit un me'rnoire qui lui prouvait que, par le canalde la Hollande, la France vendait annuellement auxetrangers pour 60 millions de ses marchandises, va-leur d’alors, qui feraient environ 120 millions de cetemps-ci. Cela fut traité de bavardage par la cour.

Enfin ce serait apprécier imparfaitement les fraisde la guerre, si l’on n’y comprenait aussi les ravagesqu’elle commet, et il y a toujours un des deux partispour le moins exposé à ses ravages, celui chez lequels’établit le théâtre de la guerre. Plus un état est indus-trieux , et plus la guerre est pour lui destructive etfuneste. Lorsqu’elle pénètre dans un pays riche de sesétalilissemens agricoles , manufacturiers et commer-ciaux , c est alors un feu qui gagne des lieux pleinsde matières combustibles; sa rage s’en augmente , etla dévastation est immense. Smith appelle le soldat untravailleur improductif; plut à Dieu ! c’est bien plutôtun travailleur destructif ; non-seulement il n’enrichitla société d’aucun produit, non - seulement il con-somme ceux qui sont nécessaires à son entretien, maistrop souvent il est appelé à détruire, inutilement pourlui-même, le fruit pénible des travaux d’autrui.

Des gouvernemens plus ambitieux que justes, ontcherché souvent à justifier à leurs propres yeux et aceux de leurs sujets, les guerres, en exaltant la puis-sance et le profit qu’ils attribuaient aux conquêtes.Avec un peu de calme, et mettant le calcul a la place