HF. LA CONSOMMATION I>FS RICÜF.SSFS. 2G7
tissage de l’ouvticr se compose de l’habitude ma-nuelle , et en outre d’une foule de notions qu’on nepeut apprendre que dans les ateliers, et qui ne peu-vent être récompensées que par un salaire.
Mais tous les degres de connaissances ne produi-sent pas pour l individu un avantage proportionné àcelui qu'en retire la société. F.n traitant des profitsdu savant, j’ai montré par quelle cause ses talensn’étaient point récompensés selon leur valeur (1).Cependant les connaissances théoriques ne sont pasmoins utiles a la société que les procédés d’exécu-tion. Si l’on n’en conservait pas le dépôt, que devien-drait leur application aux besoins de l'homme? Cetteapplication ne serait bientôt plus qu’une routine aveu-gle qui dégénérerait promptement; les arts tombe-raient , la barharie reparaîtrait.
Les académies et les sociétés savantes, un petitnombre d’écoles très-fortes, où non-seulement onconserve le dépôt des connaissances et les bonnesméthodes d’enseignement, mais où l’on étende sanscesse le domaine des sciences , sont donc regardéescomme une dépense bien entendue en tout pays oùl’on sait apprécier les avantages attachés au dévelop-pement des facultés humaines. Mais il faut que cesacadémies et ces écoles soient tellement organisées,quelles n’arrêtent pas les progrès des lumières au
(i)Liv. II, cliap. 7 , 2.