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Tome second.
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LIVRE III, CHAPITRE 6.lieu de les favoriser; qu’elles n’étouffent pas lesbonnes méthodes d’enseignement au lieu de les ré-pandre. Long-temps avant la révolution française , ons’était aperçu que la plupart des universités avaientcet inconvénient. Toutes les grandes découvertes ontété faites hors de leur sein; et il en est peu auxquelleselles n aient opposé le poids de leur influence sur lajeunesse, et de leur crédit sur l’autorité (i).

Cette expérience montre combien il est essentielde ne leur attribuer aucune juridiction. Un candidatest-il appelé à faire des preuves? Il ne convient pas deconsulter des professeurs qui sont juges et parties,qui doivent trouver bon tout ce qui sort de leur école,et mauvais tout ce qui n’en vient pas. Il faut consta-ter le mérite du candidat et non le lieu de ses études,ni le temps qu’il y a consacré; car exiger qu’une cer-taine instruction, celle relative à la médecine , parexemple, soit reçue dans un lieu désigné, c’est em-pêcher une instruction qui pourrait être meilleure ;et prescrire un certain cours d’études, c’est prohibertoute autre marche plus expéditive. S’agit-il déjuger

(i) Ce qui a été appelé Université sous Buonaparte, étaitpis encore. Ce n’était qu’un moyen dispendieux et vexatoirede dépraver les facultés intellectuelles des jeunes gens , c’est-à-dire , de remplacer dans leur esprit de justes notions deschoses , p ar £ es opinions propres à perpétuer l’esclavage desfrançais.