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Tome second.
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270 EIVRE III, CHAPITRE 6.

et l’encouragement du prix cesse dès qu’il est accordé.Mais il faut payer proportionnellement au mérite, ettoujours genereusement, tout ce qui se fait de bon.Une bonne production n’en exclut pas alors une meil-leure; et avec le temps on a, dans chaque genre, cequ’on peut avoir de mieux. Je remarquerai qu'on nèrisque jamais beaucoup en mettant un grand prix auxbonnes productions : elles sont toujours rares; et cequi est une récompense magnifique pour un particu-lier, est un léger sacrifice pour une nation.

Tels sont les genres d’instruction favorables à larichesse nationale, et ceux qui pourraient déchoir sila société ne contribuait pas à leur entretien. Il y ena d’autres qui sont nécessaires à l’adoucissement desmœurs, et qui peuvent encore moins se soutenirsans son appui.

A une époque où tous les arts ont été perfection-nés , et où la division du travail s’est introduite jusquedans leurs moindres embranchemens, la plupart desouvriers sont forcés, de réduire toutes leurs actions ettoutes leurs pensées à une ou deux opérations, or-dinairement très-simples et constamment répétées ;nulle circonstance nouvelle, imprévue , ne s'offrejamais à eux; n’étant dans aucun cas appelés à faireusage de leurs facultés intellectuelles , elles s’ener-vent, s’abrutissent, et ils deviendraient bientôt eux-memes non-seulement incapables de dire deux mots