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Tome second.
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1»E LA CONSOMMATION UES RICHESSES. 269

le mérite d’un procédé quelconque? il faut de mêmese défier de l’esprit de corps.

Un encouragement qui n’a aucun danger, et dontl’influence est bien puissante, est celui qu’on donneà la composition des bons ouvrages élémentaires (i).L’honneur et le profit que procure un bon ouvragede ce genre, ne payent pas le travail, les connaissanceset les talens qu il suppose. C’est une duperie de servirle public par ce moyen, parce que la récompensenaturelle qu’on en reçoit, n est pas proportionnée aubien que le public en retire. Le besoin qu’on a debons livres élémentaires ne sera donc jamais complè-tement satisfait, qu’autant qu’on fera pour les avoirdes sacrifices extraordinaires, capables de tenter deshommes du premier mérite. Il ne faut charger per-sonne spécialement d’un pareil travail : l'homme duplus grand talent peut n’avoir pas celui qui seraitpropre à cela. 11 ne faut pas proposer des prix : ils sontaccordés quelquefois à des productions imparfaites ,

(1) Sous cette dénomination je comprends les fondemens detoutes les connaissances , jusqu’aux instructions familières etdétachées pour chaque profession ; des ouvrages où un cha-pelier , un fondeur, un potier, un teinturier, ou tout autreartisan, puissent, pour quelques sous, connaître les prin-cipes fondamentaux de leur art. Ce serait une communicationperpétuellement ouverte entre le savant et l’artisan, où celui-ci s’éclairerait des connaissances théoriques du premier, et lepremier des connaissances pratiques du second.