r>E LA. CONSOMMATION DES RICHESSES. 2*7^
expose pas à une perte immédiate ; et un grand em-pire pourrait rétrograder jusqu’aux confins de la bar-barie et du dénuement, avant que les particuliers sefussent aperçus de la cause qui les y pousse.
Je ne prétends pas, au reste, blâmer les établisse-mens d instruction qui, payés par le public, embras-sent des parties d enseignement autres que celles quej ai désignées ; j ai seulement voulu montrer quel estrenseignement que 1 interet bien entendu d’une nationlui conseille de payer. Du reste, toute instructionfondée sur des faits constates, toute instruction oùl’on n’enseigne point des opinions comme des vérité^',toute instruction qui orne l’esprit et forme le goût,étant bonne en elle-même, tout établissement qui lapropage, est bon aussi. Il faut seulement éviter lors-qu’il encourage d’un côté, qu’il ne décourage de l’au-tre. C’est l’inconvénient qui suit presque toutes lesprimes données par l’autorité : un maître, une institu-tion privée, ne recevront pas un salaire convenable ,dans un pays où l’on pourra trouver gratuitement desmaîtres et un enseignement pareils, fussent-ils plusmédiocres. Le mieux sera sacrifié au pire ; et les effortsprivés, sources de tant d’avantages en économie pu-blique, seront étouffés.
La seule étude importante qui 11e me paraisse paspouvoir être l’objet d’un enseignement public, estl’étude de la morale. Faut-il que ce soit un maître quinous dise ce que nous devons à notre père, à nos
”• 18