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Tome second.
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DK LA CONSOMMATION DES RICHESSES. ^5d’une nation (i). Mais un peuple se régénère par desmoyens contraires à ceux qui l’ont dépravé. La plupartdes colonies ne sont pas composées dans l’origine desgens les plus estimables de chaque nation; cependantau bout d’un temps assez court, lorsque l’esprit deretour n’y règne pas, et que chacun prévoit qu’il seraobligé d’y terminer ses jours, il est forcé de mettre duprix à l’estime de ses concitoyens ; les mœurs y de-viennent bonnes, et par le mot de mœurs, j’entendstoujours l’ensemble de la conduite!

Telles sont les causes qui influent véritablement surles mœurs. Il faut y joindre l’instruction en général,qui nous éclaire sur nos vrais intérêts , et qui adoucitnos humeurs. Quant aux exhortations, l’expériencedes siècles montre qu’elles y influent excessivementpeu.

L’enseignement religieux, rigoureusement parlant,ne devrait être payé que par les différentes sociétésreligieuses ; car chacune de ces sociétés regardecomme des erreurs plusieurs des dogmes professés partoutes les autres, et doit trouver injustes les sacrificesqu on»lui imposerait pour propager ce qu’elle regardecomme des erreurs.

(i) Le mauvais exemple donné par un prince immoral esttrès-funeste , parce que le prince est un personnage forten évidence, parce que son autorité appuie ses exemples , etque ses principes sont professés par ses courtisans, les cour-tisans de ses courtisans, etc.