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Tome second.
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LIVRE III, CHAPITRE G.

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Des Dépenses relatives aux Établissemens debienfesance.

Les malheureux ont-ils des droits aux secours de lasociété ? C’est une question qui a été quelquefois agi-tée. Il semble qu’ils n’en ont qu’autant que leurs mal-heurs sont une suite nécessaire de l’ordre social établi.Si le dénuement, les infirmités d’un malheureux, sontl’ouvrage des institutions sociales, la société lui doitdes secours ; encore faudrait-il prouver que l’ordresocial ne lui eût pas fourni en même temps des res-sources pour échapper à ses maux.

Ce point de droit est au surplus indifférent à ré-soudre. L’utilité est de considérer les établissemensde bienfesance relativement à leur nature et à leurseffets.

La société, en formant aux dépens de ses contribua-bles, des institutions de bienfesance, établit des espè-ces de caisses de prévoyance où chacun apporte unelégère part de son revenu, pour acquérir le droitde recourir à leur aide dans des circonstances malheu-reuses. t

L’homme riche croit qu’il est impossible que jamaisil réclame les secours publics. Il devrait se défier unpeu plus du sort. Les faveurs de la fortune ne sont pasune seule et même chose avec notre personne, cominesont nos infirmités et nos besoins. Elles peuvent s éva-nouir: nos infirmités et nos besoins restent. Il suffit