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trent pourquoi les besoins en ce genre se multiplientavec les secours, quoique ce ne soit pas tout-à-faitdansune même proportion.
La plupart des nations se tiennent, relativementaux secours publics, dans un point intermediaire entreles deux suppositions extrêmes. Elles offrent des se-cours a une partie seulement de la classe indigente ,infirme par enfance, vieillesse ou maladies. Les moyensqu’elles emploient pour écarter l’autre partie infirmede la classe indigente, sont de deux sortes : ou bienelles prescrivent de certains titres d'admission, commel’âge, la nature des infirmités, ou simplement la fa-veur ; ou bien elles ecartent les demandes par la mé-diocrité des secours, la durete de la condition à la-quelle elles réduisent les personnes secourues, ou lahonte qui en rejaillit sur elles (1).
U est affligeant que le défaut de protection, ou la
(1) A Paris, ce sont des moyens du premier genre quibornent le nombre des indigens secourus à l’hospice des Incu-rables , des Petites-Maisons , de Saint-Louis , de la Charitéet dans beaucoup d’autres ; ce sont des moyens du secondgenre qui bornent seuls le nombre des indigens qu’on admeta l’IIôtel-Dieu, à Bicêtre, à la Salpétrière, aux Enfans-trouvés. Le nombre des personnes qui remplissent les condi-t'ons exigées pour l’admission dans les maisons du premier}jenre, excédant le nombre des places qui s’y trouvent, c’esttoujours la faveur qui décide en dernière analyse des indivi-dus qu’on y admet.