DE LA. CONSOMMATION DES RICHESSES. O.’J'J
de savoir que ces choses ne sont pas inséparables,pour qu’on doive craindre de les voir séparées. Et, sivous appelez l’expérience au secours du raisonne-ment, n’avez-vous jamais rencontré des infortunesqui ne s attendaient pas à le devenir ?
Les hôpitaux pour les malades, les hospices pourles vieillards et les enfans, déchargeant la classe indi-gente de l’entretien d’une partie de ses membres , luipermettant de se multiplier un peu plus qu’elle neferait sans cela, ils causent par cette raison une légèrebaisse dans les salaires. Si les hôpitaux et les hospicesse multipliaient au point de pourvoir à l’entretien detous les malades,de tous les enfans, de tous les vieil-lards de cette classe, les salaires ne devant plus suffirequ’à l’entretien des travailleurs, tomberaient encoreplus bas (1). S’il n’y avait ni hospices, ni hôpitaux,, lessalaires remonteraient, mais non pas au point d’entre-tenir une classe indigente aussi nombreuse qu on lefait avec des hospices, car la demande du travail desindigens ne resterait pas la même , leur travail étantplus cher.
Ces différentes suppositions montrent l’effet dessacrifices plus ou moins étendus qu’on fait en diverspays pour venir au secours des indigens. Elles mon-
(1) Je soupçonne que le bon marché des marchandises qui■viennent d’Angleterre, tient en partie à la multitude d’éta-biissemcns de bienfcsance qui existent dans ce pays.