de la consommation des richesses.insensiblement, à mesure que le contribuable a lesmoyens de 1 acquitter. Il n’entraîne point d’embarrasde répartitions entre les provinces, entre les arron-dissemens, entre les particuliers. Il ne met point lesintérêts divers en presenee ; ce que l’un évite de payern’est point une charge pour l’autre. Point d’inimitiésentre habitans de la même ville ; point de réclama-tions, point de contraintes.
Le même impôt permet de mettre un choix dansles consommations qu on impose • de ménager cellesqui sont favorables à la prospérité de la société, commetoutes les consommations reproductives ; pour frap-per celles qui ne sont favorables qu’à son appauvris-sement , comme toutes les consommations stériles ;celles qui procurent à grands frais au riche un plaisirinsipide ou immoral, pour ménager celles qui fontvivre à peu de frais les familles laborieuses.
On a objecté contre les impôts indirects, les fraisde perception qu’ils entraînent ; ils exigent de nom-breux bureaux, des commis, des employés, des gar-des ; mais il faut observer qu’une grande partie deces frais ne sont pas une suite nécessaire de l’impôt,et peuvent être prévenus par une bonne administra-tion. L’accise et le timbre , en Angleterre , ne coû-taient plus que 3 d pour cent de frais de perceptionen 1799 ( 0 - Il n’y pas d’impôt direct en France quine coûte bien davantage.
(0 Garnier , traduction de Smith, Tome IV, p. 438. Sui-