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Tome second.
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LIVRE III, CHAPITRE 8.

On a dit que l'impôt indirect ne promettait qu’unevaleur variable, incertaine , tandis que les dépensespubliques exigeaient des fonds assurés ; mais les ren-trées variables sont tellement assurées, qu’il n'en estpas une qui n’ait été affermée. Excepté dans des cir-constances extraordinaires et rares, l’expérience faitconnaître, a peu de chose près, le produit de touteespece de contribution. D’ailleurs les impôts sur lesconsommations sont, de leur nature , variés : la plus-value des uns couvre le déficit des autres.

L’impôt indirect provoque les fraudes , crée descrimes qui ne sont pas dans l’ordre de la nature, etpar suite des punitions pins affligeantes que toutesles autres ; mais ces inconvéllicns n’acquierent un ca-ractère très - grave que lorsque l’impôt est excessif :c’est alors seulement que le profit de la fraude sur-passe son danger. Tous les impôts excessifs produisentau reste le même effet ; ils ne procurent plus de nou-velles rentrées ; sans pour cela cesser d entraîner denouveaux malheurs.

On remarquera que les contributions indirectes, dememe que les autres, frappent très - inégalement lesconsommateurs et par conséquent les revenus, car ily a beaucoup d’objets dont la consommation n’est

" v ant Arthur Young, l’impôt du timbre, qui rapporte au fisci million 53 o mille livres sterling , ne coûte à recouvrer que5691 livres sterling. Ce n'est pas un demi pour cent.

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