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Tome second.
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332 LIVRE III, CHAPITRE 8 .

cessairement le nombre de ceux qui sont à portée dese le procurer, ou du moins la consommation qu'ilsen font (i). Lorsque le sel vaut trois sous la livre, ils en consomme beaucoup moins que lorsqu’il ne vautqu’un sou. Or la demande de ce produit devenantmoins grande relativement aux moyens de produc-tion , les services .productifs en ce genre, sont moinsbien payes, c’est-à-dire, que l’entrepreneur des sa-lines , par exemple, et par suite ses agens , ses ou-vriers ,. et même le capitaliste qui lui prête des fonds,le propriétaire qui lui loue un local, e'prouvant unediminution dans la demande de leur produit, ne peu-vent obtenir des profits aussi grands ( 2 ). Les produc-

(1) Voyez Liv. II, chap. 1.

(2) CeLte assertion, que les intérêts du capitaliste , le loyerdu propriétaire baissent, peut paraître étrange , sans en êtremoins vraie. On dira qu’un capitaliste qui prête des fonds àun manufacturier, un propriétaire qui lui loue son terrain ,ne diminuent pas leurs prétentions quand un impôt vientenlever une part des valeurs produites dans la manufacture ;mais compte-t-on ce qui, dans ces cas-là, se perd en retardde payement, de la part de l’entrepreneur, en indemnitésqu’il faut accorder , en faillites, en procès? Ces pertes re-tombent toujours , au moins en partie , sur la classe despropriétaires et des capitalistes, qui souvent ne se doutentpas de ce qui est pourtant vrai ; c’est qu’ils acquittent par-laune portion des impôts. Dans une machine sociale un P eucompliqué 5 l’impôt s’acquitte sous bien des formes ina-perçues.