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Tome second.
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3/(2 UVKE III, CHAPITRE 8.

en passant entre les mains de leurs difïerens produc-teurs ; caries plus simples produits subissent bien desfaçons avant d etre au point de pouvoir être consom-més. Un impôt n est donc en proportion avec la valeurd’un produit, cpie lorsqu’il est assis sur ce produit aumoment seulement 0 ù il a acquis sa plus grande valeur,où il a subi toutes ses façons productives.

Que si l’on fait payer dès l’origine à la matière pre-mière une contribution proportionnée, non pas à savaleur actuelle, mais à celle qu’elle doit acquérir, alorson force le producteur aux mains de qui elle se trouve,à faire l’avance d’un impôt disproportionné avec lavaleur qu’il manie ; avance gênante, remboursée avecgêne par le producteur qui suit, et par les autres,jusqu’au dernier producteur, qui est à son tour im-parfaitement remboursé par le consommateur.

Il y a dans cette avance d’impôt un autre inconvé-nient: c’est que l’industrie qui en est obérée, ne peutêtre conduite qu'au moyen de capitaux plus considé-rables que ne l’exige la nature de la production ; etque l’intérêt de ces capitaux, payé en partie par lesproducteurs, et en partie parles consommateurs, estune addition d’impôt dont le fisc ne profite pas (i).

(i) En France, en 1812, les droits d’entrée sur les cotonsen laine allaient environ à mille francs par balle, l’une por-tant 1 autre 1 Plusieurs manufactures étaient montées pourconsommer deux de ces balles par chaque jour de travail. Il