J)E LA CONSOMMATION DES RICHESSES. 343
L’expérience et le raisonnement conduisent ainsi acette conséquence , opposée à celle des Économistes,que la portion de l’impôt qui doit peser sur le revenudu consommateur , y retombe toujours avec d’autantplus de surcharge que l’impôt est levé plus près despremiers producteurs.
Les impôts directs et personnels qui font renchérirles denrées nécessaires, et les impôts qui portent surles denrées nécessaires elles-mêmes, ont cet inconvé-nient au plus haut degre ; ils obligent chaque produc-teur à faire 1 avance de 1 impôt personnel de tous lesproducteurs qui l’ont précédé ; la même quantité decapitaux entretient dès lors une industrie moindre, etles contribuables payent alors l’impôt, accru d’unintérêt composé dont le fisc n’a point profité. C’est, si
fallait qu’elles fissent l’avance de cet impôt depuis le momentde l'adiat de leur matière première jusqu’au moment de laréalisation des ventes. En supposant cet espace d’une année ,elles avaient besoin d’un capital de six cent mille francs plusfort que si le droit n’eût pas existé, et, pour ue pas y perdre,il fallait qu’elles retrouvassent sur la vente des produits l’in-térêt de ce capital. C’était un renchérissement du produit,une addition à l’impôt, perdue par les Français, sans pourcela qu’elle entrât au fisc de leur gouvernement. A la mêmeépoque , les plus fortes charges supportées par les Français ,«étaient pas celles qui figuraient dans leur budget. Ils souf-fraient , sans savoir bien souvent à quoi attribuer leurs maux.-Ou le voit par cet exemple..