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Tome second.
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344 LIVRE III, CHAPITRE 8.

je ne me trompe, la cause de la cherté de beaucoup

de produits en France.

Ce ne sont pas là de vaines théories. C’est faute deles comprendre qu’on commet d’importantes erreursdans la pratique, comme l’assemblée constituante quiporta beaucoup trop loin les contributions directes ,et surtout la contribution foncière, en vertu de cesprincipes des Économistes dont elle eut les oreillesrebattues, que la terre est la source de toute richesse ,qu’il n’y a pas d’autre travail productif que celui ducultivateur, et que la France est essentiellement unpays agricole.

Dans l’état présent de l’economie politique, la théo-rie fondamentale de l’impôt doit au contraire, ce mesemble, être exprimée ainsi :

La production est un grand échange où les peuplesdonnent les services productifs évalués par ce qu’ilscoûtent, et reçoivent les produits évalués parce qu’ilsvalent.

Sur cette valeur totale produite, il reste d’autantmoins à consommer par les auteurs de la produc-tion (i), que le gouvernement en prélève une plusforte part.

Les contribuables font l'avance des contributions,

(i) Ces mots, auteurs de la production, embrassent presquetous les consommateurs, c'est-à-dire tous ceux qui ne re-çoivent pas, à titre gratuit, les valeurs qu’ils consomment.Le consommateur , lors même qu’il achète, avec son rrr>di : U.