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DE LA CONSOMMATION DES RICHESSES,prêteur sur le contribuable. Avec quoi le contribua-ble l’acquit te-t-il? Avec les produits d’un fonds deterre, d’un capital, d’une industrie, qui sont touteautre chose que le capital livré par le prêteur et quin’existe plus.
Et quand on dit (i) que la circulation annuelles’enrichit du montant des arrérages que l’état y verseannuellement, on ne fait pas attention que ces arré-rages ne sont autre chose que des produits annuels,une portion de revenus annuels, levés sur un con-tribuable et qui auraient été versés dans la circulationtout de même, quand il n’y aurait pas eu de dettepublique. Le contribuable l’aurait dépensé ; au lieu decela c’est le rentier. (Voyez le tableau annexé à cechapitre).
L’achat des effets publics n’est point une circula-tion productive.; c’est la substitution d’un créancierde l’état à un autre. Quand il dégénère en agiotage,c’est-à-dire, quand il a pour but de chercher des bé-néfices dans les événemens de la hausse et de la baisse,il devient très-nuisible ; d’abord en occupant des ca-pitaux d’une manière improductive ; et de plus ,comme tous les autres jeux, en ne procurant pas unbénéfice qui ne soit une perte pour quelqu’un. L’in-dustrie de l’agioteur ne donnant aucun produit utile,et ne fournissant aucune matière à l’échange, il vit
(i) Même ouvrage , page i5.