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ment des tiges et des racines, la respiration des organesfoliacés, l’anthèse, la fécondation, la germination de lagraine, étude qui m'amène naturellement à exposer les pré-ceptes généraux de Xagriculture et de Xhorticulture.
Enfin nous arrivons à la classification , désignée par lesnomenclateurs modernes sous le nom imposant de taxo-nomie. Or, on conçoit sans peine que celui qui connaîtdans leurs plus minutieux détails cinquante plantes diffé-rentes , appartenant aux groupes les plus tranchés du règnevégétal, celui-là connaît parfaitement cinquante familles,cinquante genres, cinquante espèces ; et qu’avec ce fondsde connaissances acquises, il lui suffira d'ouvrir la pre-mière Flore pour s’apercevoir que les déterminations lesplus difficiles ne sont plus qu’un jeu pour lui.
. Je termine mon livre en présentant, sous forme de résumé,une série d e généralités, que l’on nomme si improprementprolégomènes , et que l’on place comme tels en tête des livresclassiques.
Le travail que je publie aujourd’hui a déjà subi desépreuves qui m’autorisent à espérer qu’il ne sera pas sansutilité pour la jeunesse studieuse. Je l'ai appliqué à de nom-breux élèves des deux sexes, et leur esprit, débarrassé , dèsl’abord, de la glossologie et des études microscopiques , estdevenu avec promptitude capable d'aborder les plus hautesquestions de la science.
Au reste, la disposition de mon sujet est telle que, dèsla première page, il y a déjà un résultat obtenu. La plupartdes livres classiques exigent que l’étudiant lise tout l’ouvragepour posséder une notion pleine et entière , et que, partantde la racine, il ne puisse arriver à la graine sans avoir la-bouré les cinq cents pages qui l’en séparent. J’ai pensé qu’unetelle marche était peu élémentaire et très décourageante.