l’oktie .
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mées dans un réceptacle charnu ( fig. 475, r), en poire, muniFie. 475. à sa base de quelques bractées
0 écailleuses, et fermé à son orifice
| o) par des écailles ; les fleurs sontfixées par un pédicelle à la paroijt interne du réceptacle (jo). Quelquesespèces sont dioïques ; mais, dansla plupart, les fleurs supérieuressont staminées, et les inférieures[p ] pistillées : les staminées ont uncalyce tripartite, trois étamines à
Figue coupée verticalement. filets très menus ; les pistillées ont
un calyce à cinq lobes ; un ovaire porté presque latéralementsur un court pédicelle, et uni-loculaire, à un seul ovulesuspendu à la paroi où aboutit le style ; le style est latéralet le stigmate bifide ; les akènes sont enfoncés dans la pulpedu réceptacle ; les feuilles sont alternes, les stipules caduques ;la tige est ligneuse , à suc laiteux. — Espèce : Figuier com-mun (Ficus carica j : feuilles alternes, en cœur, à trois oucinq lobes palmés , obtus , sinués-dentés, rudes en dessus,duvetées en dessous; réceptacle [Figue] employé commealiment et comme médicament. Arbre originaire d’Orient,apporté à Marseille par les Phéniciens, 600 ans avant l’èrechrétienne.—Dans nos Figuiers cultivés, le parenchyme duréceptacle se développe outre mesure, et les étamines avor-tent ; mais dans le Figuier sauvage, ou Caprifiguier de laGrèce et de l’Asie-Mineure, l’organisation des fleurs est com-plète : or, il y a un insecte, appartenant au genre Cynips,qui dépose ses œufs dans le réceptacle des Caprifiguiers lesplus précoces ; les Orientaux, qui connaissent cette manœu-vre, enfilent ces jeunes figues en chapelets, qu’ils suspendentaux branches des Figuiers cultivés. Bientôt les jeunes cynips
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