Band 
Ière partie.
Seite
41
JPEG-Download
 

La teinture, qui est supérieure à Bâlepour les couleurs fines et sur-tout pour la soie,attire de grandes richesses dans cette ville.On prétend, que cet art doit une partie de laperfection, où l’ont porté les Bàlois, à la qua-lité des eaux que de petits canaux conduisentdu Rhin dans la ville. Les papeteries, quise multiplient chaque jour dans tous les en-virons, font aussi une branche de commercetrès-florissante. Bâle et son territoire abon-dent de plus en petites manufactures de tousgenres, pour les objets de consommation dansl’intérieur de la Suisse. Les unes fabriquentd’assez bons draps communs; les autres deschapeaux; quelques unes des bas et des bon-nets de laine, et quelques autres des gantsde toute espèce assez bien travaillés. C’estde toutes ces fabriques, établies soit dans laville même, soit dans tous les alentours etparticulièrement dans la ville de Liestal etdans le margraviat de Bade, où les vivressont à beaucoup meilleur marché ; c’est, dis-je, de ces fabriques, quoiqu’on en puisse dire,que découlent, en majeure partie, les richessesdont Bâle regorge. Quelque considérableque puisse être le produit du commerce decommission, il s’en faut bien qu’il égale ce-lui que rendent toutes ces diverses manu-

fa c-