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Ière partie.
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factares. Mais en voilà assez pour cettefois sur le commerce des Bâlois. Je réser-ve à un autre moment de vous entretenirdu danger, auquel il semble, qu’à cet é-gara, ils pourroient un jour se voir exposés,et des moyens qui pourroient prévenir uncoup aussi fatal. Mais je veux prendre denouveaux renseignemens, pour ne rien ba-zarder sur des demi-connoissances.

Je vais vous parler maintenant, avec quel-que détail, de TUniversité bàloise, dont jevous ai dit un mot dans ma première lettre.

Bâle est redevable de cette précieuseinstitution à l’avantage, qu’elle eut de voirle célèbre concile de son nom, s’assemblerdans ses murs. En effet, c’est au longséjour, que fit dans cette ville le PapePie II., en qualité de secrétaire du concile,qu’on doit attribuer la bienveillance que ceSouverain Pontife lui témoigna en toute oc-casion , et dont la dernière preuve fut lafondation de cette université. Bâle avoitinsensiblement pris du goût pour les scien-ces , et étoit devenue en quelque sortemûre pour une telle institution. La longuedurée du concile, et conséquemment la pré-

sen-