distribution des emplois civils, autant qu’ilçst possible, le but d’une très-sage loi**.
Je vous prie, avant tout, de vouloir réfié*chir, que cette institution n'est qu’une imita-tion améliorée d’une méthode que nous sui-vons à Venise dans nos élections, contre la-quelle aucun des écrivains, qui ont examinéd’un oeil critique notre constitution, nes’est avisé de réclamer. A Venise, on tireau sort les électeurs, qui doivent proposerqui bon leur semble, A Bâle, on élit lessix plus dignes, et le sort n’a à déciderqu’entre ces six, Laquelle de ces deux mé*thodes est plus parfaite? Il est facile à Venise,que non seulement les six sujets les plusdignes ne soient pas présentés de long-tempsau scrutin du grand conseil par les électeurs;mais il est encore dans l’ordre des chosespossibles, que ceux, sur lesquels le grandconseil sera forcé de circonscrire son.choix,soient justement ceux qui le méritent lemoins, A Bâle, il est au moins certain quel’élection tombera sur un des six, qu’un scru-tin général a déclaré les plus dignes de laplace. Comment la méthode de Venise neseroit-elle pas déclarée mille fois moinsbonne que oelle desBâlois! Ici, un premier
choix