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Ière partie.
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choix ayant précédé celui du sort, l’aveuglese trouve, en quelque sorte guidé, et il ne peutse tromper que de fort peu. A Venise, lesort ayant été jetté avant l’émission des suf-frages, c’est peut-être un aveugle qui va con-duire celui qui voit. Et vous trouverez sû-rement que c’est beaucoup de bonté à moide dire peut-être, si vous comparez le ta-bleau de ceux qui, depuis vingt ans, se sontmis sur les rangs pour les places de notresénat et de nos conseils des Quarante, avecla liste de ceux qui ont été élus. Je pour-rois, je crois, m’en tenir vis-à-vis de vousà cette seule preuve. Elle suffit pour dé-montrer que la manière, si généralementblâmée de faire les élections à Bâle l’em-porte de beaucoup sur celle d’une république,qu’on n’a cessé de préconiser jusqu’ici commeun modèle de perfection,

Mais si l’on réfléchit, que le vice le plusdangereux et le plus destructif des gouver-nemens républicains est de voir un partis’emparer par la brigue d’une prépondérancevénale et impunie, comment pourrait-onrefuser de convenir, qu’on doit se servirde l’expédient, qui peut faire éviter ceredoutable écueil, en attendant qu’on ait

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