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plusieurs dispositions contre le luxe. Quoi-que la majeure partie de ce code se ressentede l’esprit gothique qui a dicté presque par-tout cette espèce de compilations et quecelle-ci soit, quasi à chaque page, un co-pie assez servile des loix du Digeste et desPandectes, amalgamées avec un reste d’ins-titutions celtiques, je ne puis cependantm’empêcher de convenir, que c’est peut-êtreun des ouvrages de ce genre le moins im-parfait eu égard sur-tout au temps où il aété fait. Le décret plein de sagesse qui letermine, suffit seul, à mon gré, pour faireson éloge et pour en rendre les auteurs im-mortels. Ce décret n’accorde pas seulementla faculté de changer, ou même d’annuler lesloix du code qui pourroient paroître, dans lasuite, imparfaites ou défectueuses ; il exhortemême les citoyens de s’occuper sans cessede leur amélioration, pour les tenir, en tousles temps, adaptées aux moeurs et aux cir-constances. Que Lycurgue me paroit petitavec sa supercherie à côté de ce décret ! Ileut beau s’éloigner pour jamais de sa patrie,et ordonner qu’on jettât ses cendres au vent;Sparte et ses loix n’existent plus depuis desmilliers d’années. Ce sage de la Grèce eut,plus que tout autre, la manie commune aux
légis-