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législateurs de croire leurs loix dignes de diri-ger à jamais les hommes. Le principe, quiles a toujours conduits, et qui les conduit en-core, n’est fondé, pour l’ordinaire, que surune envie déréglée d’éterniser leurs noms, etsur la folle conviction du mérite incomparablede leur ouvrage. A combien plus juste titreles auteurs du décret, qui termine le code Bâ-lois, ne peuvent-ils pas prétendre au tributde notre admiration pour leur philantropiquephilosophie J
Je termine ici, mon cher ami, l’exposé dela constitution de Bâle, d’après lequel c’est àvous d’apprécier son gouvernement. Empres-sez-vous de me faire vos observations; et dem’indiquer ce qui vous paroitra mériter d’êtreexpliqué. Un homme comme vous-, élevéau sein de la plus ancienne des républiques,et formé au maniement des affaires les plusintéressantes, doit juger, dans un clin d’oeil,de la bonté de l’ensemble et des vices géné-raux ou partiels d’un gouvernement républi-cain. Un mot de votre part .sur chaque articlesuffira pour me faire sentir les difficultés, etje n’épargnerai ni mes soins, ni ceux-de monguide, pour chercher à les lever. Adieu.