Lettre IX.
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Bâle» le i. Février 1791.
JHon départ de cette ville ne dépendant plusdésormais, mon cher ami, que d’une circons-tance qui peut m’obliger, d’un moment àl’autre, de me rendre à Lucerne, je vaiscompulser et réunir ici le reste des notes demon portefeuille. Il en résultera vraisem-blement un composé assez décousu de tira-des peut-être très-disparates; mais n’im-porte, j’aurai débarrassé mes tablettes, et jepourrai quitter ce canton n’ayant presque plusrien à vous en dire. Quant au petit commen-taire, que je me propose de vous envoyer surla constitution, outre que je puis le rédigerpar-tout, je vous avoue, que je ne sais merésoudre à y mettre la dernière main, sansavoir reçu les observations, que je vous aidemandées sur mes deux dernières lettres.
Tous ceux qui ont part au gouverne-ment, ou qui prétendent y parvenir, affec-tent ici une extrême popularité ; et la choseest bien naturelle dans une république, oùla décision de toutes les affaires et la nomi-nation