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Ière partie.
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IÔI

même banquet avec des personnes quiétaient si fort au dessus d’eux par leur for-tune. Vous pouvez vous imaginer, que j’eusgrand soin de faire comme les autres; etcela dans la crainte de faire soupçonner dema part le moindre sentiment de hauteurtrès-déplacée. Je trouvai même que l’usagede ces repas est très-propre à diminuer etfaire presque oublier la disparité trop réelle,que la différence de richesse ne cessera demettre entre des hommes, que la loi s’ef-forcera, toujours en vain, de rabaisser aucommun niveau. Le sénateur, mon voisin,me dit: „il auroit été bien difficile que j’eusse„pu être admis à diner avec vous dans„ votre pays; “ et il disoit vrai. Je lui répon-dis, que la différence de nos gouvernemensen auroit été la cause ; et que ce qui étaittrés-sage dans celui-ci, pouvoit être im-praticable dans un autre. Il me répliqua:„le nôtre est cependant plus juste, parce qu’il„est plus égal. “ Je m’apperçus alors, queles humbles occupations de mon Bâlois nel’avoient pas empêché de lire quelque tra-duction du contrat social; et croyant qu’ily auroit eu de l’indiscrétion de chercher àcombattre un principe, qui vrai ou faux, con-tribuoit à sa félicité, je me contentai de luij. P. d. i. v. L dire,