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Telle fut la suite de réflexions où • meconduisit la réponse très-simple de mon bonvoisin de table. Les préjugés de réduc-tion, la longue habitude, le sentiment, jen’ai pas honte de le dire, de mon propreintérêt s’élevèrent tout à la fois contre maraison, pour l’engager à méconnoître l’évi-dence. Je m’alambiquai, pendant quelquesinstans, l’esprit, pour chercher à l’obscurcir,par de prétendus raisonnemens; mais je finispar rougir de ma résistance et par reconnoitreque le sénateur m’avoit fait la leçon.
J’étois encore occupé de ces réflexions,lorsque l’ami qui m’avoit produit au diner,me proposa de finir la journée par une autrepartie. Il s’agissoit d’aller à un bal, qu’ondonne ici toutes les semaines, dans cettesaison. Ces bals ne sont ni tout-à-fait pu-blics, ni tôut-à fait particuliers. Comme lesloix somptuaires défendent cette sorte dedivertissement dans les maisons privées, lesamateurs de la danse sont obligés de seréunir dans une maison, qu’on a choisi de-puis plusieurs années pour cet usage. Iln’est pas permis à tout le monde d’y entrer;il faut être, ou abonné, ce qu’on accorderarement à un étranger, ou conduit par une
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