cupés d’encenser ces divinités, qu’on ne doitpas s’étonner de les voir s’empresser presqueen naissant à les imiter.
Je finis ici, mon cher ami, sur ce quiconcerne le canton de Bâle. Je partirai de-main matin pour Lucerne, où j’espère êtrerendu après-demain au soir. C’est là que j’a-chèverai cette lettre, en la remplissant desdétails de mon voyage, ne fût-ce qu’en vousnommant les lieux que j’aurai traversés.
Lucmiti, le iû Mars.
Me voici arrivé heureusement, un peufatigué de ce court trajet, mais empressé àvous en faire la petite histoire : ce sera au-tant de débarrassé pour le premier courier.
Je quittai Loerach hier matin à soleillevant, pour aller coucher à Olten, petiteville du canton de Soleure-, à peu-près à demi-chemin de Lucerne. Cette route est assezintéressante. Il faut d’abord repasser parBâle, et ensuite, dans l’espace de huit àneuf lieues, on traverse la petite ville deLiestal, où je m’arrêtai pour dîner, et unedouzaine de bourgs ou villages, dont quelquesuns sont assez considérables. Liestal n’estqu’à trois lieues de Bâle. Cette jolie villeest riche eu égard à son peu d’etendue, bienL p. d. i.r x P bâtie