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Ière partie.
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La première, qui est générale aux deuxsexes, est que les enfans n’ont presque rienà attendre de leurs pères et mères, qui nepeuvent, même pendant leur vie, avantagerl’un d’eux d’un présent de quelque considé-ration. Leurs biens, après leur mort, sontrépartis en entier par portions égales, sansdistinction de bonne conduite, de primo-géniture ou de sexe. Cet inconvénient ettous ceux auxquels il donne occasion, font àmon avis, plus que contre-balancer, en touslieux, les avantages spécieux de l’égalité despartages. A plus forte raison doit-il en êtreainsi dans une ville, où l’on ne pense qu’auxrichesses et aux moyens d’en acquérir. Laseconde cause, qui est plus particulière auxfilles, prend sa source dans l’usage, où l’onest à Bâle, de marier les enfans de fort bonneheure, usage qui les enlève à leurs parensavant d’avoir laissé prendre aux liens, quidévoient les unir, leur consistance natu-relle. Ce n’est pas, pour l’ordinaire, dansles villes d’un grand commerce qu’on doitchercher les beaux exemples d’un attache-ment désintéressé et fondé sur les seuls sen-timens de la nature. On n^ connoit presqueque l’argent et l’égoisme; et les enfans voientchaque jour leurs parens si exclusivement oc-cupés