Quant à la seconde classe des habitansDon nobles, les Intersessen, ils n’ont aucunepart, directe ni indirecte, au gouvernement.Leurs privilèges se réduisent à exercer telleprofession, ou commerce qui leur plaît, àl’exception de la vente en détail, qui ne leurest permise que pour les seules marchan-dises qu’ils ont eux-mômes fabriquées. Lesénat seul, indépendamment du grand con-seil, les admet ou rejette à son gré et entout temps. L’admission ne coûte que quel-ques centaines de florins; et comme il nerevient au trésor public qu’une foible partiede cet argent, dont le reste est absorbé entaxes et répartitions particulières, il arriverarement qu’on la refuse. 11 suit de-làque, tandis que l’exclusion totale, où cetteclasse se trouve de toutes les [places de l’état,quelle que puisse être la fortune de ceuxqui la composent, empêche les personnesd’une certaine aisance de s’y présenter, lafacilité de la loi n’y attire que des gens sansfortune, et hors d’état, généralement par-lant, de jamais en acquérir, vu la dispropor-tion du nombre de ces Intersessen avec làfoible population de la ville. De-là résultee ncore, par une conséquence nécessaire,que cette foule d’hommes peu fortunés re-
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