cérémonie sont» en été la fête de St. Jean, eten hyver la troisième fête de Noël. J’ai vumoi-même cette année d’une fenêtre vis-à-visla maison de ville, où les deux conseils s’é-toient rassemblés d’assez bonne heure, tout cequi se passe publiquement en cette occasion.
Vers le dix heures et demi du matin, unvalet de ville paroit au balcon d’une maison,faisant face à la place sur la droite de T hô-tel, et annonce au peuple le nom du per-sonnage qui vient d’être élu Hamann. Aprèscette proclamation, il se met à lire à hautevoix le récit de quelque anecdote ridiculeou plaisante arrivée dans le cours des der-niers six mois. Cette institution cesse deparoitre absurde, lorsqu’on apprend qu’ellea pu servir autrefois de frein à certaines pas-sions, et que la crainte de fournir matière àla risée publique a, peut-être, contenu plusd’une fois des caractères intéressés ou ambi-tieux. Il y a du moins lieu de le présumerainsi, d’après la publication solemnelle, quise fit en pareille occasion, au commencementdu dernier siècle, de deux historiettes peu ho-norables à l’un des premiers magistrats de larépublique. On n’oseroit cependant pas denos jours prendre une telle liberté.
Dés-