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de la moitié. On dit alors une messe basseà un autel, pratiqué pour cette occasion', àun coin de la rue sur la droite de la maisoncommune. Dès qu’elle fut finie, les deuxbaillis s’avancèrent sur le balcon; et l’ancien,en présentant son successeur, fit au peupleun petit discours, qu’il commença, selon leplus ridicule des usages, par une longue etfastidieuse kyrielle de titulades. Son dis-cours roula, assez humblement, sur un courtéloge de sa propre administration, et surcelui du nouveau bailli. Il finit par offrirà tous les habitans du baillage la continua-?tion de ses bons offices; ce qui équiva-loit à peu-près à une prière de ne pas luirefuser les utiles produits, que MM. Içs séna-teurs et conseillers de Lucerne retirent decette espèce de protection, ainsi que je vousl’expliquerai ailleurs plus clairement.
La harangue du successeur a été d’un toutautre mérite. Après avoir parlé avec no-blesse de l’excellence du gouvernement deLucerne, de la soumission que chacun luidoit, et de l'impossibilité d’être bon citoyen,si l’on n’est en même temps fidèle observa-teur de sa religion, il a exposé les princi-pes auxquels il s'engage de conformer toute
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