Band 
IIde partie.
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acquittée tous les soirs parfaitement. Lamusique de chaque salon n’a été composéeque d’un violon, d’une basse et d’un flageo-let. Les virtuoses qui jouent de ces ins-trumens, dignes rivaux de nos célèbres con-frères de St. Lucie, (* *) sont des paysans,tout comme à Wiliisau ; et j’ai eu plus d’unefois l’occasion de m’assurer,. qu’ils sont sifamiliarisés avec leur art, que peu importequ’ils soient endormis ou éveillés pour l’ac-quit de leurs fonctions. Au reste, ils ne sontguères obligés de jouer que des allemandes:danse encore bien plus à la mode ici, quedans la partie de l’Allemagne que vous avezparcourue. Rien n’est plus intéressant quecette danse exécutée entre personnes honnê-tes et bien nées ; et la manière, dont les da-mes la dansent ici est d’autant plus merveil-leuse, quelles savent y allier la plus grandedécence. Je n’ai remarqué au bal des no-bles et des bourgeois d’autre étiquette, sinon

f que

(*) Les confrères de St. Lucie à Venise sont des aveu-gles, qui,, après avoir appris à racler quelques air»

*ur le violon, parcourent la vill« en chantant et de-mandant l’aumône, qu’on leur donne, peut-è:re imoins par charité, que par pitié pour ses oreilles.