Band 
IIde partie.
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que les dames ne peuvent refuser de donnerla main pour danser à quiconque la leur de-mande. Il arrive de-là que l’on voit souventdes couples assez mal assortis; mais le beausexe, qui est généralement ici aussi spirituelqu’aimable, sait tirer avantage de cetteespèce de contre-temps et faire admirer sacomplaisance et la bonne tournure de sonesprit. Ce n’est qu’a prés avoir payé ce tri-but à l’honnêteté, quelles se consacrent, versla fin du bal, à leurs amis de coeur. Lesmomens, où l’on ne danse point, sont em-ployés à la conversation, qu’animent la vi-vacité et la joie ; et tout s’y passe sansdonner la moindre prise à la malignité laplus attentive.

La scène est bien différente dans les au-tres trois bals, et, si l’on en excepte quel-ques couples honnêtes amenés par l’envie dedanser un instant, tout le reste fait la navettedu bal au cabaret, où le vin ne cesse d’ac-croître le nombre des adorateurs de la lu-brique déesse.

La manière dont se fait la clôture de cesbals est singulière. Trois artilleurs, deux lesabre nu et le troisième une lanterne à la

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main,