Band 
IIde partie.
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IIO

m’explique par un exemple, qui a peut-êtrequelque chose de plus réel qu’une simple

hippothèse. J.a un procès civil avec ses

deux frères. Ceux - ci ont évidemment le bondroit de leur côté ; mais malheureusementaucun d’eux n’est en place, et conséquem-ment ils n’ont ni amis ni protecteurs. J.....qui est l’aîné, est très-riche, parce-qu’il jouitde tout le patrimoine en litige. Il est séna-teur, adroit, éloquent; et tous ces avantageslui assurent un grand parti dans le conseil,dont il a d’ailleurs servi, gratuitement jus-qu’ici, un grand nombre de membres. Il vatrouver ses juges dont la plupart lui ont dé-jà, comme je viens de vous le dire, des obli-gations. L’un d’eux, je suppose, solliciteune place de bailli; l’autre demande un ca-nonicat pour un de ses enfans; un troisièmeest à la poursuite d’une excellente cure pourquelqu’un des siens; un dernier enfin a lui-même un procès. J..... propose tout bonne-ment à ces MM. de lui être favorable; et àson tour il leur promet son suffrage et celuide ses amis. Le marché est aussitôt , concluque proposé; le gain du procès sûr, mêmeavant son ouverture; et J. reste imper-

turbable possesseur du bien qu’il a usurpé.Le même trafic se pratique dans les procès

crimi-