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IIde partie.
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plus marquants du gouvernement de cetteville, sur l’impossibilité, dans un siècle aussicorrompu, de concilier avec la raison, etencore moins avec la justice, le double rôleque jouent les sénateurs dans les affairesqu’ils défendent et jugent successivement;ce magistrat finit, pour dernière excuse, parm’assurer, qu'il n’étoit pas rare de voir leprotecteur, non seulement ne pas donner savoix en faveur de la cause qu’il vient de dé-fendre, mais s’empresser meme de détruirel’impression que les sophismes de son play-doyer peuvent avoir faite sur l’esprit desautres juges. La réponse étoit facile; maisje me retins, parce que l’expérience m’a sou-vent appris, que-toute vérité n’est pas bonneà dire. Qu’auroit-il pu me répondre si jelui eusse dit: que la loi qui a ordonné auxsénateurs de se charger des causes, et deporter les plaintes des parties devant le sénat,est, dans son essence, aussi sage que pré-voyante, et qu’elle n’est rien moins quenouvelle; qu’elle est le moyen le plus proprepour éloigner la chicane, et pour forcer enquelque sorte les juges à étudier les loix, età se mettre ainsi à même de remplir les fonc-tions si délicates de leur état; mais qu’en ins-tituant cette loi, le législateur a du supposer

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