Band 
IIde partie.
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Si la police de Lucerne ne laisse presquerien à desirer pour ce qui concerne la ville,il seroit à souhaiter qu’il en fût de mêmepour ses environs et les bailiages. Il estordinaire de voir, principalement dans lesnuits d’été, des bandes de jeunes gens maldisciplinés, connus sous le nom de Nacht-buben, parcourir la campagne sous prétextede faire des rondes, et de réprimer les cher-cheurs de bonnes fortunes. Cette jeunesses’amuse à arrêter tous les passans, plus pourleur faire peur, que pour toute autre chose.Mais malheur à qui rencontre quelqu’une deces bandes mal disposée, ou après lui avoirdonné quelque sujet vrai ou faux de soup-çon. La volée de coups de bâton qui nepeut lui échapper lui permettra difficilementde retourner à sa maison. Un abus aussiétrange, ou, pour dire plus vrai, aussi abo-minable , est général dans presque toute laSuisse. En apprenant cpie les gouverne-mens de chaque canton toléroient un tel ex-cès, j’ai cm d’abord qu’il falloit s’en prendreà un zèle mal entendu et à un soin outrépour le soutien des bonnes moeurs. Maisj’ai bien eu lieu depuis de me détromper; etje me suis convaincu, à mon grand étonne-ment, qu’il n’est pas de pays au monde, si

l’on