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IIde partie.
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l’on en excepte certaines villes capitales, oùle libertinage soit plus général qu’en Suisse,parmi les hommes de tout rang, et sans dis-tinction de sexe parmi le bas peuple des vil-les et des campagnes. Je sais que je frondeici ce qu’ont dit les quatre cinquièmes desvoyageurs qui ont écrit sur la Suisse: maisquand ils ont a l’envi célébré cette contréecomme le séjour de la pudeur et de l’inno-cence, il est bien affligeant que sur ce point,ainsi que sur plusieurs autres, leurs récits nesoient que de pures fables. Quand on admet-tait même, que c’est dans la vue de conser-ver les bonnes moeurs et de punir ceux quis’en écartent, que l’on tolère ici et dans lesautres cantons les excès des Nachtbuben , iln’en seroit pas moins vrai de dire, que lesmoyens employés à cet effet sont des plusodieux, et que la justice n’avouera jamais detels exécuteurs pour le maintien de ses loix.A ce très-grand défaut près, on ne peuts’empêcher de convenir que la police de cecanton ne soit très-bonne et des meilleuresde l’Europe; je n’ai connu que celle de laHollande qui puisse lui être préférée.

Avant de finir sur les diverses charges deLucerne même, il faut que j’entre dans quel-ques