*45
de petit poisson particulier à ce lac et assezressemblant au hareng de la Baltique. Onle sale, et on en fait un commerce assez con-sidérable dans l’intérieur de la Suisse et sur-tout, comme vous pouvez bien le penser,avec les cantons catholiques.
La poursuite des procès est très-longuedans ce canton, et elle forme pour les justi-ciables, pour l’habitant de la campagne prin-cipalement, une charge assez sensible. Eneffet, comme les baillis ne résident pas, etque c’est à Lucerne même qu’ils tiennentleurs audiences deux fois la semaine, il s’en-suit que la moindre petite affaire oblige l’ha-bitant du baillage à se rendre en ville avecune perte de temps et des fraix toujours con-sidérables. A ce premier inconvénient sejoint celui de voir les appels se multiplierprèsque à l’infini. En premier lieu, touteaffaire est portée devant les anciens du vil-lage, dont les jugemens, dans les affairesde valeur très-modique, qui n’est pas lamême dans tous les baillages, devroientêtre sans appel. On va ensuite au bailli quijuge en s’adjoignant son prédécesseur. Onappelé du bailli au sénat, et du sénat au con-seil des cent ; et il y a encore manière, pour
u. P. d. i. F t K l’homme